Non à la censure politique de l’EJIES dans les universités australiennes !

Contre la guerre et l’austérité ! Pour la défense des droits démocratiques !

Par les Étudiants jeunes internationalistes pour l'égalité sociale (Australie)
22 août 2015

Au cours de ces 18 derniers mois, les Étudiants et jeunes internationalistes pour l'égalité sociale (EJIES), le mouvement jeunesse du Comité international de la Quatrième Internationale (CIQI) et du Parti de l’égalité socialiste (PES), ont subi des actes de censure politique sans précédent dans plusieurs universités à travers l'Australie.

À l’Université de Newcastle (UoN) en Galles du Sud, à l’Université Griffith à Brisbane, à l’Université de Melbourne (UoM), à l’Université de Sydney (UoS) et à l’Université de Western Sydney (UWS), l’administration de l’université ou les représentants des étudiants ont tenté d’empêcher et, dans certains cas, d’interdire nos activités.

Le but de cette campagne foncièrement antidémocratique est de réduire au silence l’unique organisation d’étudiants qui s'oppose aux préparatifs de guerre menés conjointement par les États-Unis et l’Australie à l’encontre de la Chine ainsi qu'aux intrigues que trame l’armée dirigée par les États-Unis au Moyen-Orient, et qui cherche à engager les étudiants dans la lutte pour la mobilisation indépendante de la classe ouvrière contre les attaques de plus en plus brutales visant l’éducation, les soins de santé, la protection sociale et autres droits sociaux essentiels. 

Les Services étudiants à l’Université de Newcastle refusent l’adhésion de «membres politiques»

Cette campagne a été lancée à l’Université de Newcastle où l’EJIES a été tout particulièrement actif ces dernières années. Le 17 février 2014, UoN Services, l’entreprise publique responsable des services offerts aux étudiants à l’université, ont envoyé un courriel à l’EJIES de l’UoN pour l’informer que le club ne pouvait pas permettre que des «membres politiques» soient présents à son stand durant la semaine d’orientation parce que ceci constituerait un manquement à la législation relative aux frais d’inscription, le Student Services and Amenities Fee, SSAF.

En 2011, avec le soutien des Verts, l’ancien gouvernement travailliste avait promulgué le SSAF. Cette législation avait réintroduit les frais d’inscription pour les étudiants en les forçant à payer les services de base, y compris les ressources mises à la disposition des syndicats étudiants et des clubs, qui devraient être librement accessibles sur les campus. La législation stipulait que les fonds obtenus à partir des frais ne pourraient être utilisés pour soutenir des partis politiques ou la candidature d’une personne à une fonction politique. La législation est manifestement discriminatoire vu qu’aucune de ces restrictions n’a été appliquée à des organisations d’étudiants affiliées à des associations religieuses, sociales ou autres prétendument «non politiques».

Le courriel de UoN Services fait l'affirmation ridicule que des «membres politiques» – définis comme étant des membres du parlement ou des candidats à une fonction politique – étaient présents au stand de l'EJIES durant la semaine d’orientation, ce serait comme si le club donnait les frais d’inscription des étudiants à un parti politique. Par conséquent, il a menacé de révoquer le droit de l’EJIES de participer aux activités se déroulant durant la semaine d’orientation.

Dans des conditions où à l’Université de Newcastle l’EJIES avait régulièrement organisé des réunions très suivies – dont celles contre les coupes opérées par le gouvernement dans le budget de l’université, sur Edward Snowden et sa dénonciation de l’espionnage américain, des projections du film Tsar to Lenin et un rassemblement en plein air pour protester contre la décision américaine en faveur d’une guerre directe contre la Syrie en octobre 2013, et lors duquel les dirigeants du SEP prirent la parole en obtenant une réaction positive des étudiants – il n’y avait rien d’innocent dans la décision de la direction. Il s’agissait d’une tentative ciblée de vouloir utiliser le SSAF pour limiter les activités politiques de l’EJIES et bloquer le droit des étudiants de l’UoN de discuter sur le campus de son analyse socialiste révolutionnaire, de son programme et ses principes.

En réaction, l’EJIES a publié une déclaration qui fut distribuée tout au long de la semaine d’orientation en attirant l’attention sur la vaste opposition qui règne parmi les étudiants à la réduction draconienne du financement de l’enseignement supérieur, aux attaques généralisées contre les niveaux de vie de la classe ouvrière, à la persécution des réfugiés et au «pivot vers l’Asie».

En appelant les étudiants à défendre leurs droits démocratiques, la déclaration a noté en conclusion: «L’EJIES prévient que la réinterprétation de la législation du SSAF par UoN Services est en train de créer un précédent qui sera utilisé pour empêcher que les étudiants ne se dotent de moyens politiques pour combattre ces attaques en organisant des conférences politiques, des cours, des réunions, des débats et des manifestations.» 

Université Griffith: une interdiction des clubs politiques

Même si UoN Services a renoncé à leur tentative de proscrire les activités de l’EJIES, l’avertissement émis dans la déclaration fut confirmée six semaines plus tard. Le 2 avril 2014, le Campus Life Clubs and Societies Office à l’Université Griffith à Brisbane a également invoqué le SSAF contre l’EJIES. Dans un courriel, le syndicat des étudiants a affirmé que l’EJIES ne serait pas autorisé à réserver des salles ou autres locaux même s’il se faisait enregistrer comme club en raison de l’interdiction des dons aux partis politiques.

Il s’avéra rapidement qu’une interdiction visant l’utilisation de locaux par des clubs politiques avait été appliquée l’année précédente à Griffith et que des clubs associés aux Verts, au Parti travailliste et autres organisations avaient simplement accepté ce fait. Mais pas l’EJIES.

Le 4 avril 2014, l’EJIES a publié une déclaration appelant les étudiants à s’opposer à ce règlement: «[C]est précisément parce que les étudiants sont de plus en plus préoccupés par la guerre, l’inégalité sociale et les attaques contre les droits démocratiques que les directions des universités s’appuient sur la législation du SSAF pour fabriquer des justifications pseudo-légales en réprimant toute activité des clubs étudiants qui vise à clarifier les véritables causes et à mobiliser les étudiants contres elles.»

Dû au soutien qu’elle a reçu de la part des étudiants pour son attitude de principe, la campagne menée par l’EJIES a réussi à contraindre le Clubs and Societies Office de Griffith à retirer sa politique discriminatoire à l’encontre de tous les clubs étudiants politiques.

Le Clubs and Societies Committee de l’Université de Melbourne refuse d’affilier l’EJIES

La persécution de l’EJIES se poursuit néanmoins. À la mi-avril 2014, le Clubs and Societies Committee de l’Université de Melbourne a refusé d’affilier l’EJIES aux motifs extraordinaires que ses «objectifs rejoignent» ceux du club du groupe de la pseudo-gauche Socialist Alternative – une organisation avec laquelle l’EJIES et le PES ont depuis longtemps des divergences politiques fondamentales notoires.

Le 28 avril 2014, l’EJIES publiait une déclaration réfutant les affirmations infondées du Clubs and Societies Committee en revendiquant le droit d’affiliation. On pouvait y lire:

«Les objectifs de l’EJIES ne rejoignent aucunement ceux de Socialist Alternative qui rejette ouvertement le programme et les principes du trotskysme pour lesquels lutte le CIQI. Tout comme ses homologues de la pseudo-gauche au plan international… cette organisation soutient politiquement les rebelles qui sont appuyés par les États-Unis en Syrie et elle approuve le coup d’État mené par les fascistes en Ukraine. Elle qualifie à tort la Chine de puissance “impérialiste” dans le but de fournir une couverture politique à l’alignement de la classe dirigeante australienne sur les préparatifs américains pour une confrontation militaire avec Pékin. Contrairement au PES et à l’EJIES, Socialist Alternative défend l’appareil syndical anti-classe ouvrière qui cherche à étouffer toute lutte indépendante des travailleurs et des jeunes.»

La déclaration a relevé que «le caractère arbitraire et antidémocratique» de la décision a été mis en évidence par le fait qu’«un représentant de Socialist Alternative membre du comité l’avait correctement informé que l’EJIES n’avait pas d’objectifs communs avec son club en votant en faveur de l’affiliation de l’EJIES».

Le Clubs et Societies Committee de l’Université de Melbourne a néanmoins refusé de réexaminer sa décision. Ses agissements reflètent une détermination politiquement motivée à faire tout ce qui est en son pouvoir pour essayer d’empêcher que l’EJIES obtienne le soutien des étudiants à l’encontre de la politique extérieure et intérieure réactionnaire de droite appliquée par le gouvernement Abbott et les partis politiques – travaillistes, libéraux, Verts et la pseudo-gauche – qui dominent les syndicats d’étudiants.

Université Griffith: une tentative d'annuler l’inscription de l’EJIES

Dès le début de la nouvelle année universitaire, en février 2015, l’EJIES a été confronté à une nouvelle tentative de l’université Griffith de mettre un terme à son travail. Le Campus Life Clubs and Societies Office a écrit qu’il ne traiterait pas la demande d’inscription de l’EJIES en tant que club et qu’il ne lui permettrait pas d’avoir un stand à la semaine d’orientation en raison d’un «manque d’intérêt chez les étudiants».

En réaction à cette affirmation, l’EJIES a publié le 21 février une déclaration en documentant avoir en fait été le seul club politique à avoir eu des stands d’information et des réunions tout au long de 2014 en abordant les questions du militarisme, de l’inégalité sociale et des droits démocratiques. Loin d’un «manque d’intérêt», le club de l’EJIES s’est réuni régulièrement avec des étudiants politiquement sérieux pour discuter des questions qui les préoccupaient énormément.

C’est la raison pour laquelle, à deux reprises durant la semaine d’orientation, la direction de l’université avait fait appel à des agents de sécurité pour obliger les membres de l’EJIES qui distribuaient la déclaration aux étudiants à quitter le campus. Se faisant ensuite l’écho de l’université de Melbourne, un représentant du Clubs and Society Office informa l’EJIES qu’il allait devoir «expliquer en quoi il est différent de Socialist Alternative». Encore une fois, c’est en raison du soutien exprimé par les étudiants de l’Université Griffith pour le stand de l’EJIES que le Clubs and Societies Office a finalement fait marche arrière en reconnaissant au club le droit de mener ses activités.

Université de Melbourne: un autre refus d’affilier l’EJISE

En dépit de l’interdiction d’avoir un stand à l’Université de Melbourne durant la semaine d’orientation de 2015, plus d’une cinquantaine d’étudiants s’inscrivirent comme nouveaux membres potentiels. Il s’agissait d’un fait important parce qu’à la fin de 2014, le syndicat étudiant avait arbitrairement augmenté de 30 à 50 le nombre minimum d’étudiants requis pour l’établissement d’un club en se fondant sur des motifs explicitement antidémocratiques d’empêcher une «prolifération des clubs». L’objectif réel était de réprimer davantage le droit démocratique des étudiants de former des clubs de leur choix dans le but de supprimer la liberté d’expression et la contestation politique.

En avril 2015, le Clubs and Societies Committee de l’UoM avait refusé une nouvelle demande d’application de l’EJIES pour le statut de club en recourant au même prétexte discrédité utilisé l’année d’avant: à savoir que les «objectifs [de l’EJIES] rejoignaient» ceux de Socialist Alternative. Avec une arrogance à couper le souffle, un représentant du comité envoya un courriel à l’EJIES en recommandant à ses membres de contacter Socialist Alternative en vue d’établir un accord de «partenariat» au lieu de former leur propre club.

Le 16 avril, l’EJIES publiait une lettre ouverte exposant à tous les étudiants de l’UoM le bilan des actes discriminatoires flagrants commis par le Clubs and Societies Committee.

La lettre débutait en soulignant: «Le concept que le C&S Committee, ou n’importe quelle autre organisation, puisse décider quels sont les clubs qui peuvent ou ne peuvent pas être formés porte atteinte aux droits fondamentaux des étudiants d’organiser et d’exercer leur liberté d’expression. Tous les étudiants devraient être autorisés à établir les clubs de leur choix, que leurs intérêts soient d’ordre culturel, spirituel, politique, sportif ou théorique.»

La lettre ajoutait: «Cela dit, votre décision contient une contradiction éclatante. Tout en citant des “objectifs qui se rejoignent” pour interdire l’EJIES, aucune objection n’est soulevée pour barrer d’autres clubs sur le campus – quelque chose à laquelle l’EJIES s’opposerait publiquement.

«Il existe parmi les plus de 200 clubs d’étudiants affiliés deux clubs distincts représentant le même parti politique, le Parti travailliste australien – sous les noms d’ALP Club et de Labor Club. Et, en ce qui concerne les dizaines de milliers d’étudiants, s’il y a bien deux partis dont les “objectifs se rejoignent”, ce sont les travaillistes et les libéraux dont les programmes propatronaux sont pour l’essentiel exactement la même chose.

«De plus, il existe quatre différentes sociétés chrétiennes et au moins trois clubs de science-fiction. En plus de Socialist Alternative, le Solidarity Club qui se définit lui-même de “socialiste”, est également affilié.

«Qu’est-ce qui justifie ce deux poids, deux mesures? Pourquoi l’EJIES seul a-t-il été écarté ? Nous pouvons seulement conclure que votre décision discriminatoire est basée non pas sur des considérations procédurales, mais bien des considérations politiques non divulguées.»

La lettre ouverte poursuit en disant: «Le caractère de classe et l’orientation de toute organisation politique sont déterminés d’abord et avant tout par son histoire et son programme politique. De ce point de vue, l’EJIES et Socialist Alternative représentent des tendances politiques diamétralement opposées.»

Alors que les objectifs de l’EJIES sont «d’éduquer les étudiants sur l'histoire et les principes du mouvement trotskyste et du Comité international de la Quatrième Internationale», Socialist Alternative «ne fait pas partie du CIQI et n’est pas une organisation trotskyste. Son origine remonte à une tendance politique petite-bourgeoise connue comme “capitalisme d'État” qui a rompu en 1951 avec la Quatrième Internationale sur la base d’un rejet explicite de ses principes.»

La lettre de l’EJIES réfute ensuite en détail l’assertion d'«objectifs qui se rejoignent» en examinant les divergences politiques irréconciliables entre les deux organisations pour ce qui a trait à quatre grandes questions d'ordre mondial: 1) Syriza, qui en janvier de cette année a formé en Grèce un gouvernement qui se dit «de gauche»; 2) La campagne dirigée par les États-Unis pour le renversement, avec l’aide de rebelles anti-Assad financés par les États-Unis dans la région, du régime appuyé par la Russie de Bachar al-Assad en Syrie; 3) Le pivot vers l’Asie des États-Unis et les préparatifs de guerre des États-Unis et de l’Australie contre la Chine; et 4) La nature des syndicats.

La déclaration concluait en disant: «Si vous preniez le soin de faire un examen préalable, vous découvririez des divergences fondamentales qui séparent l’EJIES et la SA sur chaque question politique. Et c’est pourquoi les deux organisations ont des objectifs fondamentalement opposés.»

Pour la deuxième fois cependant le Clubs and Society Committee de l’Université de Melbourne a rejeté la divulgation de son raisonnement frauduleux en votant le 22 avril de maintenir la décision de ne pas affilier l’EJIES.

Ce qui se cache derrière les attaques contre l’EJIES: les préparatifs de guerre

Les motifs politiques derrière les attaques répétées et incessantes contre l’EJIES sont apparus lorsqu’une réunion publique du Parti de l'égalité socialiste et de l’EJIES prévue le 26 avril sous le titre «Anzac Day, la glorification du militarisme et la campagne pour une troisième guerre mondiale» fut interdite, d’abord par un conseil municipal de Sydney, puis par l’Université de Sydney.

Le PES et l’EJIES furent les seuls à dénoncer la glorification officielle de l’Anzac Day – qui marque le jour où en 1915 les troupes australiennes ont débarqué sur la péninsule de Gallipoli en Turquie – qui vise à faire subir à la jeunesse un endoctrinement patriotique, militariste et nationaliste en préparation à de nouvelles guerres, dont celle contre la Chine.

Le 10 avril, le conseil municipal de Burwood à Sydney, qui est contrôlé par le Parti travailliste, a annulé une réservation de salle pour une réunion publique. Une semaine plus tard, la décision fut reprise par l’université de Sydney en refusant que la réunion se fasse sur son campus. Un responsable avait reconnu que la décision avait fait l’objet de «discussions à tous les niveaux hiérarchiques appropriés de l’université».

L’interdiction d’une réunion contre la guerre à l’une des plus anciennes institutions universitaires du pays a jeté la lumière sur la réalité de la vie politique en Australie. Chaque niveau de l’establishment politique, universitaire et médiatique s’est conformé à la politique militariste et d'austérité de l’élite dirigeante australienne. Loin d’être des bastions de la liberté d’expression, comme le vice-chancelier de l’UoS, le Dr Michael Spence, l’avait prétendu quelques jours avant la publication de l’interdiction, les universités sont devenues des institutions totalement privatisées préoccupées par l’octroi de dotations financières du patronat et l’imposition du conformisme politique, y compris la suppression de toute forme d’opinions «controversées».

En plein milieu de la campagne du PES menée contre la censure de sa réunion contre la guerre, les attaques à l’encontre de l’EJIES se sont également intensifiées. Le 23 avril, les agents du service de sécurité de l’université de Western Sydney avaient ordonné à l’équipe de l’EJIES d’arrêter la distribution de tracts pour protester contre l’interdiction de la réunion publique du PES décrétée par l’UoS.

Les responsables de la sécurité à l’UWS imposèrent alors des conditions extraordinaires à l’EJIES. Ils exigèrent que le club leur transmette ses tracts avant tout tractage afin de les soumettre à un examen politique sévère et qu’il fournisse les noms de tous les étudiants qui participaient à ses campagnes. La chef de la sécurité à l’UWS de Bankstown a déclaré que la censure avait pour but de veiller à ce que rien «d’offensant» ne soit diffusé sur le campus. Lors d’une réunion ultérieure avec des membres de l’EJIES, un représentant de l’UWS a indiqué que la décision était venue «d’en haut».

Les agissements de l’UWS, qui relèveraient plutôt d’un État policier que d’un campus, sont une tentative à peine voilée d’intimidation des étudiants pour les empêcher de participer à des discussions socialistes et à des activités antiguerre. Le spectre de mesures disciplinaires a été brandi contre tous ceux qui se livrent à des activités politiques n’ayant pas été expressément cautionnées par les autorités universitaires.

Une fois de plus, ce fut uniquement parce que l’EJIES a lutté contre cette attaque en publiant une déclaration publique et en menant une vigoureuse campagne politique que l’UWS a reculé. Les actions fondées sur des principes de deux universitaires de l’UWS qui ont écrit à la direction pour exiger la fin de la persécution politique de l’EJIES ont fait que les responsables de la sécurité de l’UWS ont été mis en minorité et que les activités de l’EJIES ont pu se dérouler sans entrave.

Cette campagne concertée menée pendant 18 mois pour réduire au silence l’EJIES et le PES pose à chaque étudiant des questions politiques graves. Tout au long du vingtième siècle, durant la Première Guerre et la Seconde Guerre mondiale ainsi que durant la guerre du Vietnam, l’establishment politique a recouru à la violence, à la censure et à la répression pour venir à bout de l’opposition politique organisée. La décision de censurer et d’interdire la lutte résolue de l’EJIES pour la construction d’un mouvement international contre la guerre parmi les étudiants en Australie, dans la région Asie-Pacifique et de par le monde, reflète la crainte qui existe au sein de l’élite dirigeante et de ses conseillers et partisans qui peuplent les tours d’ivoire académiques que cette lutte commence à recouper l’opposition grandissante à la guerre et à l’austérité de vastes couches d’étudiants et de jeunes de la classe ouvrière.

Nous exhortons tous les étudiants qui veulent lutter pour l’internationalisme et l’égalité sociale et adopter une position de principe contre le danger de guerre et les formes autoritaires de gouvernement à étudier l’histoire et le programme du mouvement trotskyste et à y adhérer afin de construire l’EJIES sur les campus, dans les établissements TAFE et les lycées aux quatre coins du pays.

(Article paru en anglais le 12 août 2015)